notre

programme

À l’évidence, notre monde change.
Le bio et la recherche d’une consommation plus responsable se développent. Cette réalité, frappée de bon sens, remet en question nos bonnes vieilles habitudes et notre héritage d’une agriculture conventionnelle. Mais cette transition doit être soutenue et accélérée !

Découvrez ce projet politique, pensé et construit par Biocoop à l’aide de vos 1700 propositions. Il est composé de 21 mesures utiles et évidentes, simples à mettre en place. Ces propositions nous concernent tous, peu importe nos sensibilités.

Car il est plus important que jamais de faire entendre la voix de la France sur ces enjeux prioritaires et importants pour notre planète et société.

#BIOCOOP2017

MODÈLE AGRICOLE
PROPOSITION #1 – POUR UNE BAISSE DE LA TVA SUR LES PRODUITS BIO ET À FAIBLES EXTERNALITÉS NÉGATIVES

L’agriculture biologique représente l’avenir de nos campagnes.

Cependant, les produits bio souffrent de coûts de production plus élevés car ils nécessitent :

  • Plus de personnel (presque deux fois plus en moyenne par exploitation*)
  • Des aménagements pour protéger les champs de la pollution issue de l’agriculture conventionnelle (résidus de pesticides, nappes phréatiques polluées, etc…). Un non-sens évident qui devrait être à la charge du pollueur !
  • Des contrôles et certifications bio payants

Ces surcoûts, additionnés à la quasi-absence de subventions de l’État et de l’Europe : 160 millions d’euros pour l’agriculture bio contre 10 à 11 milliards d’euros pour l’agriculture conventionnelle**, rendent la bio plus chère, trop chère pour le consommateur.

Plus aberrant encore : une partie des impôts est dédiée à lutter contre la pollution environnementale et l’impact de cette agriculture intensive. Le consommateur subit donc une double peine financière.

Proposer des prix justes pour les consommateurs est une priorité chez Biocoop.

Depuis 30 ans, nous nous battons pour baisser les prix de la bio avec par exemple le vrac (30 % moins cher***) et notre marque Ensemble, solidaire avec les producteurs, accessible et 100 % Made in France ; mais aussi en fixant des objectifs de marges à ne pas dépasser, pour tous nos magasins…


Créons une TVA équitable à taux réduit sur les produits bio dès 2018 pour les rendre plus accessibles et dynamiser le développement de la filière en toute équité !


* http://www.bioconsomacteurs.org/agir/agir-au-quotidien/trucs-et-astuces/travail-en-bio-vs-travail-en-conventionnel

** « Plan Ambition Bio 2017 », Ministère de l’Agriculture, 12/2013.
IFRAP.org
http://www.ifrap.org/agriculture-et-energie/pac-2014-2020-la-france-focalisee-sur-les-subventions-lallemagne-sur-les#nb1, informations issues du Ministère de l’Agriculture « Les concours publics à l'agriculture en 2012 » 12/2012 et Communiqué pour l’« Accord sur les perspectives financières de l’UE : Un budget de la PAC préservé pour les agriculteurs français », 08/02/2013. Les subventions de la PAC sont fixées tous les 6 ans.

*** par rapport aux produits emballés

PROPOSITION #2 – POUR UNE FRANCE DES « 1 MILLION DE PAYSANS »

L’agriculture française est en train de mourir à petit feu. Les conditions de travail et de rémunération des agriculteurs ne font que se dégrader, les rapports de force avec les multinationales sont déséquilibrés, leur dépendance aux subventions françaises et européennes est problématique et ce sont près de 10 000 exploitations qui ferment chaque année dans notre pays ! Aujourd’hui, la France compte 510 000 agriculteurs contre 1 200 000 en 1970*.

À l’inverse, la demande en produits bio n’a jamais été aussi forte. La France doit redevenir une véritable puissance agricole et faire le choix d’une agriculture biologique et paysanne de proximité qui promeut les exploitations à taille humaine, revalorise le travail de nos agriculteurs tout en prenant soin de leur bien-être au travail et de notre environnement.

Depuis 30 ans, nous nous impliquons financièrement et structurellement dans la création et le développement de groupements de producteurs. Ces groupements redonnent des marges de manœuvre aux agriculteurs dans la fixation des prix face à la grande distribution. Elles les aident également à retrouver une qualité de vie, un niveau de salaire décent et une fierté dans leur savoir-faire.

Aujourd’hui, 17 de ces groupements font partie de Biocoop et participent activement aux décisions de la coopérative.

La bio est un choix de production rentable et durable qui nécessite l’embauche de presque 2 fois plus de personnel en moyenne**.

Dans un pays où le chômage fait des ravages dans le monde agricole, dynamisons la filière bio pour créer des emplois de qualité qui revitaliseront nos régions !


Donnons une réelle priorité politique et économique à notre agriculture avec la bio. Créons 500 000 emplois d’ici 2030 !


* http://www.planetoscope.com/agriculture-alimentation/861-nombre-de-fermes-qui-disparaissent-en-france.html

** http://www.bioconsomacteurs.org/agir/agir-au-quotidien/trucs-et-astuces/travail-en-bio-vs-travail-en-conventionnel

PROPOSITION #3 – POUR UNE ACCÉLÉRATION DES CONVERSIONS À L’AGRICULTURE BIO

Aujourd’hui, le processus de conversion à l’agriculture bio nécessite au minimum 2 années (purge des sols, adaptation des infrastructures…). Durant cette période, les agriculteurs ne sont pas suffisamment accompagnés par les institutions publiques, aussi bien financièrement que moralement.

On subventionne une agriculture qui n’est plus plébiscitée par les consommateurs alors que la demande bio explose et qu’elle n’est pas ou peu subventionnée. En France, 10 à 11 milliards d’euros vont à l’agriculture conventionnelle, soit près de 70 fois plus que pour l’agriculture bio*.

Ce n’est pas une fatalité. Faisons de la conversion au bio une priorité pour l’agriculture de demain.

Chez Biocoop, pour accompagner cette transition, nous nous engageons auprès des agriculteurs avec notre initiative Codéfi : leur production est subventionnée pendant leur conversion, et nous nous engageons à distribuer leurs produits dans nos magasins dès la 2ème année, avec un étiquetage spécifique. Ils sont donc accompagnés et touchent un revenu même pendant leur reconversion.

Cela doit aussi passer par une priorisation et une protection des terres agricoles face à la spéculation et au bétonnage. Les terres abandonnées doivent être rachetées par la collectivité pour une conversion bioéthique. Il faut mettre en place des plateformes publiques de portage du foncier agricole pour soutenir l’installation d’agriculteurs en bio. Nous lutterons ainsi contre l’agrandissement des usines et limiterons le nombre d’hectares de celles-ci.

Enfin, il faut subventionner l’implantation sans condition de jeunes maraîchers et paysans qui s’installent dans une démarche de circuits courts et de la bio, en triplant les aides et les prêts sans intérêt.


Agissons dès maintenant en ré-allouant plus de subventions françaises et européennes à l’agriculture biologique.


* « Plan Ambition Bio 2017 », Ministère de l’Agriculture, 12/2013.
IFRAP.org
http://www.ifrap.org/agriculture-et-energie/pac-2014-2020-la-france-focalisee-sur-les-subventions-lallemagne-sur-les#nb1, informations issues du Ministère de l’Agriculture « Les concours publics à l'agriculture en 2012 » 12/2012 et Communiqué pour l’« Accord sur les perspectives financières de l’UE : Un budget de la PAC préservé pour les agriculteurs français », 08/02/2013. Les subventions de la PAC sont fixées tous les 6 ans.

PROPOSITION #4 – POUR UNE INDÉPENDANCE ET UNE AUTONOMIE ALIMENTAIRE

Aujourd’hui, la production bio n’arrive plus à satisfaire la demande des Français.

Les subventions bio (160 millions d’euros pour l’agriculture bio contre 10 à 11 MILLIARDS d’euros pour l’agriculture conventionnelle *) sont largement insuffisantes pour encourager une véritable transition de nos modes de production.

La France devient de plus en plus dépendante pour se nourrir.

Nous importons des produits bio que nous produisons déjà sur notre sol, dégradant ainsi notre balance commerciale et encourageant la création d’emplois à l’étranger au lieu de les créer chez nous. D’ailleurs, nous augmentons aussi massivement notre impact carbone avec ces méthodes.

Changeons ce modèle qui n’a pas de sens.

Optons pour un principe de préférence nationale dans la bio. Créons un modèle vertueux en privilégiant la production locale et limitons les importations pour minimiser notre impact carbone. Donnons les moyens à nos agriculteurs de produire une agriculture bio !


Limitons l’importation de denrées qui peuvent être produites en France et privilégions le marché local et national pour une plus grande indépendance alimentaire.


* « Plan Ambition Bio 2017 », Ministère de l’Agriculture, 12/2013.
IFRAP.org
http://www.ifrap.org/agriculture-et-energie/pac-2014-2020-la-france-focalisee-sur-les-subventions-lallemagne-sur-les#nb1, informations issues du Ministère de l’Agriculture « Les concours publics à l'agriculture en 2012 » 12/2012 et Communiqué pour l’« Accord sur les perspectives financières de l’UE : Un budget de la PAC préservé pour les agriculteurs français », 08/02/2013. Les subventions de la PAC sont fixées tous les 6 ans.

PROPOSITION #5 – POUR UNE LIBÉRALISATION DES SEMENCES ET DES GRAINES

Depuis presque 40 ans, de grandes multinationales spécialisées dans l’agro-industrie et la chimie détiennent la majorité des droits de distribution des semences et des graines dans le monde.

Les agriculteurs sont de plus en plus dépendants de ces entreprises, qui n’hésitent pas à modifier génétiquement leurs semences pour cultiver cette dépendance.

Cela favorise l’appauvrissement de la diversité des semences. Il faut lutter contre ce fléau en libérant ce marché.

Interdisons le brevetage de semences et ouvrons le catalogue pour élargir le choix aux agriculteurs et ainsi se libérer des multinationales et des lobbys agricoles. 

Chaque agriculteur devrait avoir le choix des variétés de fruits, légumes ou céréales qu’il souhaite produire. Les producteurs n’ont aujourd’hui pas la possibilité de vendre des produits qui sont issus de semences et de graines naturelles non cataloguées. Ces semences et graines paysannes ne sont aujourd’hui pas en libre circulation ni commercialisation.

Augmentons les subventions de la recherche pour réhabiliter les variétés anciennes au sein de l’agriculture moderne et ainsi leur permettre de s’adapter et de se protéger face aux facteurs environnementaux d’aujourd’hui. 

Les semences naturelles, produisant des variétés anciennes de fruits et légumes ont quasiment disparu du monde agricole pour faire place aux semences hybrides modifiées pour accroître le rendement/la productivité. 

Favorisons le libre accès à toutes les semences et graines naturelles pour tous les producteurs ! Subventionnons la recherche pour adapter cessemences aux moyens de productions modernes !

MODÈLE DE COMMERCE
PROPOSITION #6 - POUR UNE SOCIÉTÉ PLUS RESPONSABLE

Mais qu’entendons-nous par responsable ? Aujourd’hui, ce mot est galvaudé.

Consommer responsable c’est se soucier des autres et respecter la nature. C’est promouvoir une logique gagnant/gagnant où chaque maillon de la chaîne en tire un véritable bénéfice.

C’est mettre en place des mesures au sein de nos institutions publiques, en imposant par exemple des minima élevés de produits bio et locaux dans les appels d’offres publics (hôpitaux, écoles, etc.)

Consommer responsable, c’est aussi développer le « fait maison ». Sensibiliser les Français à travers des campagnes d’information sur des méthodes pour produire eux-mêmes ce dont ils ont le plus besoin au quotidien (produits ménagers, cosmétiques, etc.).

Une société plus responsable c’est aussi habiter responsable. Pour cela, il faut développer l’habitat coopératif et la création d’éco-quartiers en augmentant significativement les financements publics pour ces projets et en donnant les moyens aux fédérations et acteurs institutionnels de pérenniser ses actions.

Enfin, c’est développer le « fait maison ». Sensibiliser les Français à travers des campagnes d’information sur des méthodes pour produire eux-mêmes ce dont ils ont besoin au quotidien (produits ménagers, cosmétiques, etc.).

En France, l’essor de l’habitat coopératif demeure considérablement freiné par un certain nombre d’obstacles, notamment juridiques, réglementaires et financiers qu’il faut réussir à lever.

L’État doit aussi impulser cette dynamique auprès des particuliers à travers des subventions, des crédits d’impôts ou un plan national de logements éco-responsables.


Changeons notre façon de fonctionner en adoptant des mesures de bon sens et en soutenant les citoyens, entreprises et institutions engagées !

PROPOSITION #7 – POUR LE DÉVELOPPEMENT DU VRAC

Chaque Français produit 511 kilos* de déchets par an. Parmi eux, un grand nombre est issu de la grande distribution qui sur emballe toute notre alimentation.

Nous pouvons améliorer les choses. Il est possible de résoudre le problème à sa source, notamment avec les produits en vrac.

La distribution en vrac promeut le « Sans Emballage » et permet de lutter contre le gaspillage alimentaire en n’achetant que la stricte dose nécessaire. Cette distribution supprime les coûts superflus (emballages, transports, volumes de stockage, etc.) et propose ainsi des prix plus attractifs. C’est ce que nous avons mis en place pendant la COP 21 en 2016, avec notre 1er magasin 100 % vrac, pour sensibiliser les pouvoirs publics et les consommateurs.

Biocoop œuvre depuis 30 ans pour le « 0 emballage » et contre la pollution environnementale. Avec plus de 400 références, nous offrons la plus grande variété de produits bio en vrac en France pour un prix jusqu’à 30 % moins cher**.

Mais quel est le problème du vrac ? La réglementation française qui limite son exploitation. Aujourd’hui, la loi ne permet pas de distribuer des produits d’usage courant en vrac, comme l’huile d’olive par exemple, qui nécessite l’intervention du personnel du magasin, ou encore la vente de médicaments à l’unité.

Les grandes surfaces ne jouent pas aussi le jeu alors imposons-leur un quota minimum de produits disponibles en vrac ! Développons aussi le principe des « consignes courtes ». Chaque consigne doit être étiquetée avec le contenant correspondant et être lavée par le consommateur, puis réutilisée directement en magasin.

Yaourts, lait, boissons, conserves… de nombreux produits sont compatibles. Encore une solution pour atteindre le « zéro déchet » au sein des ménages français.

Enfin, légiférons pour interdire ou taxer les emballages superflus sur tous nos produits, alimentaires ou non. Nous devons en finir avec les doubles ou triples emballages qui polluent notre planète. Il faut encourager la recherche pour aider les entreprises agro-industrielles à remplacer certaines matières encore non recyclables. Par exemple, le plastique utilisé pour emballer le jambon en tranches.


Faisons du vrac une priorité nationale ! Déréglementons sa distribution, imposons des quotas, limitons le suremballage et promouvons la consigne courte.


* http://www.planetoscope.com/dechets/148-production-de-dechets-menagers-en-france.html

** par rapport aux produits emballés.

PROPOSITION #8 – POUR UN COMMERCE ÉQUITABLE « ORIGINE FRANCE »

Il existe aujourd’hui des labels équitables pour soutenir les agriculteurs de l’autre côté de la planète. C’est une bonne chose.

Mais pourquoi ne le faisons-nous pas avec nos propres agriculteurs qui eux aussi sont parfois en difficulté ?

Aidons nos agriculteurs avec la création d’un label du « Commerce Équitable » en France à l’aide d’un cahier des charges, juste, à la fois pour le producteur et le consommateur.

Donnons une priorité au marché local pour limiter nos émissions de CO2 et développer une agriculture bio avec des exploitations petites et moyennes à taille humaine.

Ces choix impacteront directement la création de milliers d’emplois de qualité dans nos régions tout en redonnant un véritable poids aux producteurs dans leurs échanges et négociations, libérés des pressions des marchés internationaux et des multinationales.

Telle est notre démarche, avec notre marque « Ensemble », solidaire avec les producteurs, 100% Origine France qui valorise les producteurs et leurs produits à des prix justes.


Donnons une priorité aux producteurs français de produits bio.

PROPOSITION #9 - POUR UNE ÉCONOMIE DU CIRCUIT-COURT

Le circuit-court est une formidable opportunité de redynamiser l’économie locale en achetant aux producteurs de la région des produits bio de saison et de réduire considérablement les transports de notre alimentation. À l’aide de mesures incitatives pour les entreprises, les collectivités et le consommateur, nous pourrions ainsi pérenniser la vie de nos fermes et de nos campagnes.

Dans un 1 er temps, il faut créer les structures nécessaires pour accueillir cette économie locale en facilitant la mise en place de « régies agricoles » à l’échelle des communes. Elles permettront de répondre aux besoins des collectivités locales (écoles, hôpitaux, etc.), et d’autre part, de fédérer les producteurs. De plus, on peut équiper ou rééquiper les villes de marchés couverts permanents. Ceci permettra de limiter l’attrait des supermarchés et de favoriser le tissu économique local.

Dans un 2 ème temps, il faut faire de l’outil fiscal une arme redoutable au service du développement de la bio et du circuit-court. Pour le consommateur, une baisse de la TVA pour les produits bio et locaux (< à 200km) et de saison. Pour les entreprises, des crédits d’impôts pour un certain % d’achats de matières premières faits en local.

Enfin, il faut imposer à chaque enseigne de grande distribution un % de produits issus du circuit-court , pour les produits frais par exemple. Même règle dans les établissements publics pour rendre obligatoire les approvisionnements en produits bio locaux.


Incitons les consommateurs et les entreprises à acheter en circuit-court grâce au levier fiscal ! Fixons des quotas aux institutions publiques ainsi qu’à la grande distribution pour développer l’économie de nos régions !

PROPOSITION #10 – POUR UNE TRANSPARENCE TOTALE DE L’ÉTIQUETAGE

E210, E330, E500i … ça vous parle ? Et bien nous non plus ! Les étiquetages de nos produits utilisent un langage codé que seuls ceux qui les produisent peuvent comprendre.

Nous disons STOP ! Le consommateur est en droit de savoir ce qu’il mange.

Il faut lancer un grand Chantier National pour la Création d’une Étiquette Digitale, permettant aux consommateurs de savoir clairement ce que contient chaque produit (prix, informations nutritionnelles, ingrédients, origines des matières premières qui composent les produits finis, bilan carbone, distances parcourues etc.).

Inciter chaque marque à communiquer sur les risques pour la santé des ingrédients présents dans leurs produits afin que le consommateur sache en toute transparence ce qu’il consomme.

Obliger la transparence totale sur les ingrédients contenus dans les produits, ceci en langage clair. Mettre en place le système code couleur comme pour l’habitat ou l’électroménager avec un curseur de A à E.

Au-delà de la suppression des codes, nous proposons d’indiquer la provenance de chaque produit utilisé dans les préparations alimentaires, comme nous le faisons chez Biocoop depuis des années. Les produits bruts y sont soumis alors pourquoi pas les produits transformés ? Il est normal que l’on sache, par exemple, si une tomate utilisée dans une sauce tomate vient des USA où les OGM sont massivement cultivés….
Inverser la logique du label bio afin de sensibiliser les consommateurs.

Désormais, toutes les denrées alimentaires non-bio devraient être étiquetées «produits issus de l’agriculture chimique».


Supprimons les codes alimentaires. Imposons un langage clair et la création d’une d’étiquette digitale sur chaque produit !


E210 = acide benzoïque

E330 = acide citrique

E500i  = Carbonate de sodium


MODÈLE ENTREPRENEURIAL ET ÉCONOMIQUE, SOCIAL ET SOLIDAIRE (ESS) 
PROPOSITION #11 – POUR UNE REFONTE DU MODÈLE DE L’ENTREPRISE

Le monde de l’entreprise est aujourd’hui trop souvent associé à un rapport gagnant/perdant. Pour nous, cette vision trop mercantile est dépassée.

Bouleversons le modèle d’entreprise pour rééquilibrer les rapports de force sur toute l’échelle, de la production à la consommation.

Des solutions existent déjà et parmi elles le modèle coopératif. Cette forme d’entreprise donne le même poids de décision à chaque maillon de la chaîne, pour aboutir à des échanges bénéfiques à tous.

Et ce n’est pas tout, les coopératives ne peuvent pas être rachetées ou même délocalisées ! Ce modèle d’organisation pérennise notre économie et les emplois de nos régions. Il permet de développer une économie territorialisée, durable, avec des acteurs engagés les uns envers les autres.

Facilitons la transmission des PME de la Bio par des repreneurs en Coopératives. Les salariés ou autres repreneurs ont le droit de décider collectivement du sort de leur entreprise à l’aide d’un système de transmission à une seconde génération en format coopératif (SCOP, SCIC, etc).

Nous avons fait le choix de la coopérative il y a 30 ans et mettons un point d’honneur à défendre cette logique gagnant/gagnant en ayant mis en place un modèle de gouvernance unique qui regroupe les consommateurs, les producteurs, les salariés et les magasins.

Assurons la transition vers ce nouveau modèle de référence en exonérant de taxes sur la plus-value de ceux qui font le choix de vendre leur entreprise à une coopérative.


Donnons les moyens au modèle coopératif de se développer pour stabiliser nos emplois et développer un modèle économique gagnant/gagnant pour l’État, stable durablement sur les territoires !

PROPOSITION #12 – POUR UN DÉVELOPPEMENT DE L’ÉCONOMIE CIRCULAIRE

L’économie circulaire ? Faisons simple.

Aujourd’hui, nous fonctionnons majoritairement en économie linéaire : nous puisons les ressources naturelles, produisons, consommons et jetons.

Avec l’économie circulaire, nous puisons les ressources naturelles, produisons, consommons et recyclons pour produire à nouveau. Nous créons donc un cercle vertueux pour consommer sans culpabiliser.

L’économie circulaire met l’accent sur le recyclage et la nécessité de se servir de nos déchets pour satisfaire notre consommation de demain et ainsi préserver les ressources de la planète qui ne sont pas infinies.

Appliquons une mesure responsable sur la production à bon escient des produits vendus sur le marché en garantissant que ceux-ci soient respectueux de l’environnement et ce à toutes les étapes ; des analyses de cycles de vie de la conception du produit à sa destruction en passant par le transport et l’emballage

Imposons des Analyses de Cycle de Vie sur chaque produit avant sa commercialisation et mise en marché. Des entreprises ont déjà initié la transition mais ne sont pas gratifiées pour cela. Changeons notre mode de pensée et valorisons ceux qui mettent la transition écologique et économique au cœur de leur modèle d’entreprise.


Donnons un bonus fiscal aux entreprises appliquant les principes de l’économie circulaire.

PROPOSITION #13 - POUR UNE MEILLEURE ÉDUCATION, FORMATION ET PRÉVENTION

Pour changer les mentalités et faire évoluer la société vers un meilleur avenir, il faut éduquer et préparer la nouvelle génération aux enjeux de demain et leur faire adopter les bons réflexes dès le plus jeune âge.

Cela commence par aménager les programmes scolaires pour y introduire des cours d’éducation écologique et citoyenne, d’y intégrer des ateliers de travaux pratiques (compostage, jardinage, recyclage) appuyés par des intervenants du monde extérieur (associations, producteurs, etc…) et d’imposer un minimum de produits bio à la cantine !

La formation professionnelle agricole doit intégrer dès maintenant des modules obligatoires dédiés à l’agriculture bio et à la permaculture. C’est en formant aujourd’hui les agriculteurs sur les méthodes de cultures respectueuses de l’environnement et de notre santé que nous construirons une agriculture durable pour les prochaines générations. 

Offrons aussi la possibilité aux agriculteurs conventionnels de se former - via un nouveau modèle de RSI/MSA - aux pratiques de la bio et favoriser ainsi les conversions.

Sensibilisons le grand public à l’importance du « zéro déchet », du respect de la saisonnalité, des dangers de la consommation quotidienne de viande… Lançons des campagnes de prévention et d’information en mettant en avant les initiatives citoyennes si nombreuses dans notre pays.

Enfin, créons un service civique « citoyen et écologique » obligatoire, de 1 ou plusieurs mois, où les questions environnementales (zéro déchet, respect du bien-être animal, lutte contre les pesticides chimiques…) et citoyennes seraient abordées en profondeur pour devenir de véritables réflexes pour chacun. 


Donnons une priorité à la formation écologique pour nos agriculteurs et éduquons les jeunes générations sur la nécessité de mieux respecter notre environnement et de mieux consommer !

PROPOSITION #14 - POUR UNE MEILLEURE SANTÉ

Le monde de la santé doit évoluer pour prendre en compte l’ensemble des techniques de médecine moderne et biologique. La société doit s’ouvrir et encourager les patients à poursuivre un traitement naturel car la santé passe avant tout par une bonne alimentation.

Incitons la prise en compte et le remboursement des prescriptions alimentaires pour encourager l’alimentation saine. Les consultations chez les diététiciens, naturopathes et autres professions de santé qui visent à sensibiliser et réduire les mauvais comportements alimentaires ne sont pas assez reconnues aujourd’hui. L’alimentation saine et le sport doivent être prescrits au même titre que les médicaments et ainsi permettre aux patients de découvrir des solutions alternatives et plus écologiques pour le traitement de divers symptômes. 

Subventionnons et encourageons la recherche dans le domaine de l’alimentation pour mieux prévenir et dépister. Cette recherche n’est pas assez financée aujourd’hui et doit s’étendre sur les effets de tous les pesticides, engrais chimiques, additifs, colorants et perturbateurs endocriniens sur le corps humain. Les résultats de ces recherches menées par des laboratoires indépendants font parfois l’objet d’obstruction et d’intimidation de la part des multinationales pharmaceutiques et agro-alimentaires. 

Il faut donc plus de transparence et de communication dans la parution de ces résultats pour que le grand public soit au courant des effets des aliments qu’il consomme quotidiennement. 

Enfin, appliquons un principe de précaution et interdisons définitivement les agents reconnus comme nuisibles à notre santé et présents dans notre alimentation.

Le dépistage de nanoparticules, agents génétiques, ondes nocives et tout additif alimentaire cancérigène est compliqué et coûteux. Il doit faire l’objet d’un meilleur financement pour ainsi mieux nous protéger.

PROPOSITION #15 - POUR UN SOUTIEN DES INITIATIVES CITOYENNES ET ÉCOLOGIQUES

L’État, le gouvernement et l’Europe ne peuvent pas être les seules réponses pour défendre une consommation et une société plus responsables.

Cela passe aussi par l’engagement des citoyens, des associations, des collectivités... Des initiatives populaires qui vont permettre au niveau local ou régional de faire avancer les choses et les mentalités sur ce sujet, de trouver des solutions et de participer collectivement à un « mieux-vivre » ensemble.

Par exemple, en développant les jardins, potagers, vergers collectifs bio dans les villes, on participe à l’organisation de la vie locale et à recréer du lien social entre les gens. Les produits bio récoltés seraient donnés à ceux qui les cultivent ainsi qu’aux plus démunis via le tissu associatif.

Pour cela, il faut réserver des espaces agricoles urbains en fonction du nombre d’habitants et dédier un petit budget de fonctionnement de la ville pour financer quelques aménagements, du prêt de matériel, etc. Cela peut aussi être l’occasion de transformer les friches industrielles en zones de cultures bio.


Réservons dorénavant 20% des espaces verts   de la ville pour une agriculture bio en ville !

Aussi, les citoyens se sentent de plus en plus concernés par les enjeux environnementaux et souhaitent s’impliquer plus largement dans les choix de leur société.

Afin d’organiser cette volonté de participer à l’action publique, on pourrait créer un conseil « citoyen et écologique » dans chaque ville de plus de 10 000 habitants. Ce conseil mélangerait toutes les tranches d’âges de la population, et fonctionnerait sur un modèle de gouvernance partagé, avec les pouvoirs publics, afin de mettre en place des mesures d’intérêt général à l’échelle de la ville (recyclage, compostage, échange et prêt de matériel…).


Instaurons et encourageons la création de conseils   « citoyens et écologiques » dans nos villes !

LE MODÈLE ÉCOLOGIQUE 
PROPOSITION #16 – POUR UNE MEILLEURE GESTION DES DÉCHETS

Aujourd’hui, tout ce qui est recyclable n’est pas forcément recyclé.

En 2012, le grenelle de l’environnement a fixé un objectif de recyclage des déchets ménagers à 75 %. Aujourd’hui, 5 ans plus tard, nous stagnons toujours à 70 %*...

La gestion des déchets de demain passe aussi par la création de zones de composts. Ces «déchets verts» pourraient être entretenus par les citoyens et redistribués afin qu’ils soient bénéfiques aux jardiniers ou agriculteurs municipaux. Il est aussi nécessaire pour toutes les entreprises qui sont de grands consommateurs d’imposer des poubelles de tri sélectif gratuites dans le but de sensibiliser ses salariés tout en consommant de façon responsable.

Des solutions existent déjà !

Certaines prenant le problème à la source comme la consommation en vrac qui prône le « zéro emballage » et d’autres qui intègrent directement la gestion des déchets dans leur modèle économique comme l’économie circulaire (cf. Proposition 12 – Pour le développement de l’économie circulaire). Ce sont ces choix que nous avons initiés il y a 30 ans.


Consommons sans culpabilité, donnons-nous les moyens de recycler nos déchets au maximum. Dotons-nous d’outils de recyclage performants, développons ces filières et créons des lois contre le suremballage !


* https://www.quechoisir.org/actualite-dechets-menagers-le-recyclage-patine-au-prix-fort-n23417/

PROPOSITION #17 – POUR UNE AMÉLIORATION DU BIEN-ÊTRE ANIMAL

Une vache laitière en élevage conventionnel produit 6 800 litres* de lait par an en moyenne et jusqu’à 12 000 litres** pour les élevages de hautes performances.

Une vache laitière en élevage bio produit, en moyenne 3 120 litres de lait par an***

… Vous ne trouvez pas que cet écart nous cache quelque chose ? Et bien nous si !

Les élevages sont poussés à la performance par le modèle agricole actuel. Une production intensive au détriment des animaux. En moyenne, une vache laitière bio vit 8 ans ; une vache laitière en élevage intensif seulement 4…** Ce n’est qu’un exemple parmi tant d’autres et ce n’est plus possible pour le bien-être animal.

Arrêtons l’exploitation insensée des animaux. Considérons-les comme des êtres vivants et soucions-nous de leur bien-être. Limitons la taille des exploitations et développons la relation éleveur/animal.

La bio impose des normes strictes en faveur du bien-être animal : des élevages en extérieur avec des parcours, sur de grandes surfaces, une alimentation saine et sans OGM…

Il existe des normes européennes visant à améliorer le bien-être animal. Les poules pondeuses, par exemple possèdent un maxima de production à ne pas dépasser. Pour leur bien-être. C’est un bon exemple !

Avec sa charte, Biocoop va plus loin que les normes bio européennes, avec toujours plus d’espaces en plein air, une alimentation naturelle et garantie 0 % OGM et une préférence aux producteurs 100 % bio. Alors développons les maxima à toutes les productions animalières.


Limitons la surproduction qui maltraite les animaux et respectons leur rythme biologique.


* http://www.maison-du-lait.com/fr/chiffres-cles/filiere-laitiere-francaise-en-50-chiffres

** https://www.ciwf.fr/animaux-de-ferme/vaches-laitieres/elevage-standard/

*** En 2011, 332 millions de litres de laits de vache bio produits en France pour 106 416 têtes soit 3 120 litres par vache. http://www.agencebio.org/sites/default/files/upload/documents/4_Chiffres/BrochureCC/CC2012_Chap6_1_Lait.pdf

PROPOSITION #18 – POUR UN ARRÊT IMMÉDIAT DES PESTICIDES ET ENGRAIS CHIMIQUES SUR LES ZONES DE CAPTAGE D’EAU POTABLE

Dans notre pays, l’eau du robinet est officiellement potable, et sa consommation est même recommandée. Cependant, dans certaines zones agricoles, l’utilisation excessive de pesticides et d’engrais chimiques polluent les sols et bien souvent les nappes phréatiques dans lesquelles nous puisons notre eau potable.

Une incohérence écologique ET financière. En effet, les collectivités dépensent des fortunes en stations d’épuration pour traiter ces résidus toxiques (perturbateurs endocriniens par exemple) sans toujours parvenir à les éliminer entièrement.

Interdire l’utilisation de produits toxiques au-dessus des zones de captage d’eau potable. Cela semble si logique, vous ne trouvez pas ?


Imposons l’agriculture bio, vierge de tout pesticide et engrais chimique, au-dessus des zones de captage d’eau potable !

PROPOSITION #19 - POUR UN CHANGEMENT DE MODÈLE ÉNERGÉTIQUE ET DE NOS MOYENS DE TRANSPORTS

Depuis plus de 50 ans, notre énergie est principalement nucléaire. 

Aujourd’hui, nous savons et nous pouvons la remplacer progressivement par des énergies renouvelables, plus propres et respectueuses de l’environnement. 

Faire ce choix nous engage sur le long terme, mais c’est aussi une véritable opportunité pour la planète, pour notre économie et nos emplois. 

Il faut que l’État impulse cette dynamique et donne les mêmes moyens à cette nouvelle filière, pourvoyeuse d’emplois, de se développer. Militons pour une transition énergétique rapide et que le nucléaire devienne l’énergie de secours !

Profitons de cette révolution pour changer notre vision du transport.

Privilégions les transports publics écologiques et aidons les Français à changer en leur donnant des incitations fiscales. Offrons la gratuité des autoroutes aux véhicules électriques, développons les bornes de recharge, encourageons le covoiturage, le ferroutage, osons autoriser les moteurs à hydrogène et autres carburants alternatifs à base d’algues…


Investissons massivement dans les énergies renouvelables sans plus tarder, et abandonnons progressivement le nucléaire d’ici 2050 ! 
Faisons évoluer les transports de demain pour un monde plus responsable et plus propre.

Proposition #20 – Pour une interdiction de l’importation de produits contenant des OGM

La production d’OGM est interdite sur le sol français (bien que certains plants OGM soient testés actuellement sur notre sol, sous l’égide de l’État…). Pourtant de nombreux produits proposés dans nos commerces en contiennent.

Si nous résumons, nous interdisons la production d’OGM sur notre sol pour des raisons de santé publique et, en parallèle, autorisons l’importation de produits contenant des OGM. N’y a-t-il pas une véritable incohérence ?

Prônons une politique du 0 % d’OGM sur notre territoire, comme nous le faisons depuis 30 ans avec nos producteurs et fournisseurs. Arrêtons de berner le consommateur en lui faisant consommer des OGM à son insu.


Interdisons totalement la présence d’OGM ou de produits issus d’OGM sur notre sol !

Proposition #21 – Pour une interdiction totale des pesticides et engrais chimiques.

200 000. C’est le nombre de personnes qui, chaque année, meurent d’intoxication aigüe dans le monde*.

Les preuves des effets à moyen et long terme des pesticides, sur le vivant et l’être humain en particulier, sont plus ardues à apporter, d’autant que « l’ampleur des dommages causés par ces produits chimiques est systématiquement contestée par l’industrie des pesticides et l’industrie agroalimentaire ».* (article de l’ONU)

Les pesticides et engrais chimiques sont le symbole de l’agriculture conventionnelle. Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, ils ont connu un développement extraordinaire. À tel point qu’aujourd’hui, certains agriculteurs ne savent plus cultiver sans eux et ne s’imaginent pas les supprimer de leur processus de production.

On entend souvent : « La bio ne peut pas nourrir la France ». Et bien si ! Avec les dernières techniques de production biologique, les rendements de cette agriculture sont à peine 8 à 9%** moins performants que ceux de l’agriculture conventionnelle*. Et ce n’est qu’un début.

L’agriculture biologique à grande échelle en est à ses prémices. Nul doute qu’avec le développement de la filière, les techniques de production évolueront et rattraperont rapidement la productivité de l’agriculture conventionnelle.

L’ONU a récemment appelé à renoncer à l’agriculture industrielle en dressant un réquisitoire des conséquences délétères des pesticides sur la faune, la flore et l’être humain.*

C’est un fait avéré, certains pesticides et engrais chimiques sont nocifs*. Pire encore, des pays, comme la France, accordent des dérogations à certains pesticides interdits par l’UE sous le prétexte de la transition vers de nouveaux outils de production ou sous la pression des lobbys ultra-puissants de cette agriculture intensive et des pesticides allant contre les recommandations de l’OMS qui les déclarent en partie cancérigènes.

Pourquoi continuer à utiliser ces produits alors qu’une agriculture saine offre de grandes perspectives tout en respectant la nature, l’eau et notre santé ?


Interdisons totalement l’utilisation de pesticides et d’engrais chimiques sur notre sol !


* http://www.euractiv.fr/section/agriculture-alimentation/news/lonu-appelle-a-renoncer-a-lagriculture-industrielle/

** http://www.lemonde.fr/planete/article/2014/12/10/l-agriculture-biologique-plus-productive-qu-on-ne-le-pense_4537494_3244.html